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“La voce femminile” groot succes
28.09.2009Met staande ovaties in Besançon, Morteau, Audincourt (als onderdeel van het Festival van de Franche-Comté) en in Amsterdam liet het publiek merken dat het programma “La voce femminile” in goede aarde was gevallen. Vier recente werken van vooraanstaande componerende vrouwen, Edith Canat de Chizy, Helena Tulve en Saskia Macris, werden omzongen met gezangen van Hildegard von Bingen.
Het dagblad L’Est sprak van ‘Des voix inspirées’ en loofde het Nederlands Kamerkoor dat de zangers hun stem zozeer hadden ingezet als drager van spiritualiteit, dat de luisteraar zowel in de muziek van Hildegard von Bingen uit de 12e eeuw als die van de 20e-eeuwse Messiaen, getuige was van de genade die op deze componisten is neergedaald. Ook het nieuwe opdrachtwerk van Helena Tulve, ‘I Am A River’, dat in Frankrijk in wereldpremière ging, werd met geestdrift ontvangen.
Centrale componist tijdens het Festival van de Franche-Comté was Edith Canat de Chizy, met wie het Nederlands Kamerkoor al langer een warme band onderhoudt en van wie het koor meerdere koorwerken heeft opgenomen. Zowel ‘Canciones’ als ‘To gather Paradise’ werden in Besançon warm onthaald.
Tevens zongen de sopraan Heleen Koele en de bariton Peter Dijkstra, begeleid door de in Besançon woonachtige pianist Arthur Schoonderwoerd tijdens een ‘concert-rencontre’ voor een zeer aandachtig publiek liederen van Chausson, Poulenc en Debussy.

bron: L’Est, 25 september 2009
Des voix inspirées
D’Hildegard von Bingen à Edith Canat de Chizy, en passant par Messiaen le Nederlands Kamerkoor a porté leur spiritualité religieuse ou profane
Besançon. Les voix comme vecteur de la spiritualité. Avec celles du Nederlands Kamerkoor, l’auditeur est atteint par la grâce qui a touché, il y a un millénaire, Hildegard von Bingen ou, plus près de nous, Olivier Messiaen. Mercredi soir, au Kursaal, sous la direction de Grete Pedersen, les choristes bataves ont plongé dans l’univers contemplatif médiéval. Ils ont conclu leur programme avec une page d’une grande suavité de l’abbesse musicienne, mêlant au dialogue de deux sopranos un mâle bourdon. Et pour
ouvrir ce récital ‘O sacrum convivium’, une pièce dans laquelle s’exprime toute la foi d’Olivier Messiaen.
Entre ces deux pôles, les chanteurs ont donné la parole à trois compositrices d’aujourd’hui. Edith Canat de Chizy est montée sur scène pour livrer les clés de lecture de ses deux œuvres à l’affiche : ‘Canciones’ écrite en 1992 et ‘To gather paradise’ de 2001. La première partition pour 12 voix solistes s’inspire des poèmes de saint Jean de la Croix, mystique du XVIe siècle. Elle a mis en musique les ‘Chants de l’âme’. Une écriture très lyrique pour évoquer la quête de Dieu.
‘Cueillir le Paradis’ s’appuie sur des vers d’Emily Dickinson, une poétesse américaine préoccupée par la mort et l’éternité. Pour rendre la langue elliptique de cette femme qui a chanté à la fois la solitude et l’amour de la vie, Edith Canat de Chizy donne la force aux mots qui font sens. Le mot ‘mort’ expire dans une chute. Une méditation agitée par un questionnement constant. Une autre manière d’atteindre la paix intérieure. Une écriture presqu’étale pour saint Jean de la Croix, un ambitus plus large pour développer le trouble de la poétesse.
L’Estonienne Helena Tulve utilise une écriture fluide pour illustrer ‘I am a river’ et la Néerlandaise d’origine grecque, Saskia Macris, se souvient de la liturgie orthodoxe pour parer ‘Soleil, cœur du monde’ des souvenirs des chants sacrés de la terre hellène. Debussy s’offrait en bis de ce parcours au cœur de la spiritualité.
Didier Hemandinquer
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